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Niépce, Daguerre, Talbot et Bayard: la question de la paternité de la photographie à travers une histoire des procédés.

31 Mar

Niépce et Daguerre, mettront un point final à la longue quête de la photographie entre 1822 et 1839. Niépce, avec son invention de l’héliographie, et Daguerre,  qui en perfectionnant  la trouvaille de son associé, verra sa découverte, le daguerréotype, annoncée officiellement en aout 1839 a l’Académie des sciences de Paris.

Bayard, peu après, découvre son procédé du positif direct ; nullement reconnu, c’est poussé par un sentiment d’injustice qu’il décidé de « se noyer », en photo.

 

http://www2.cndp.fr/themadoc/niepce/accueil.htm

Ce site créé par CNDP (Centre national de documentation pédagogique) à la tête du réseau SCÉRÉN, propose un site de ressources pédagogiques et documentaires à destination de la communauté éducative, en faveur de la réussite des élèves.
Cette structure est soutenue par la Ministère de l’Education Nationale, de la jeunesse et de la vie associative.

Le CNDP publie sur le site de Thém@doc un dossier rédigé par Françoise Denoyelle, Jean Dussauge et Claire Lafage concernant La photographie en France, dont l’article « Les débuts de la photographie, De Niépce aux frères Lumière ». Le dossier retrace rapidement l’histoire de la photographie en France et on y retrouve les principaux protagonistes et acteurs de l’émergence de ce nouveau médium.

 
Ce site nous permet de mieux comprendre l’invention et l’évolution de la photographie qui commence en réalité par la caméra obscura (qui existe depuis l’Antiquité). Le procédé de cette caméra obscura nous ai donc montré à travers ce site mais aussi son évolution jusqu’à la découverte du procédé photographique. Enfin, nous avons accès à la biographie de différents pionniers de la photographie tel que Niépce, Daguerre et Talbot. Nous pouvons découvrir leurs découvertes et inventions.

Le musée Nicéphore Niépce de Chalon sur Saône, dirigé par Gilles PERRIOT, s’est fixé comme objectif de raconter toute l’histoire de la photographie, dans ses aspects techniques et artistiques comme dans ses usages populaires et commerciaux.
Musée généraliste de la photographie, il explique tous les ressorts d’une pratique, depuis son apparition au XIXe siècle jusqu’à ses développements actuels. Les expositions qu’il propose permettent également d’établir des passerelles entre la création photographique contemporaine et son histoire.

http://books.google.fr/books?id=2058Vy7rDnAC&printsec=frontcover&dq=hippolyte+bayard&hl=fr&ei=HiJVTba_CoKV8QPg3Zi2DQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CD4Q6AEwAg#v=onepage&q&f=false

Ouvrage de Joseph -Marie Lo Duca (écrivain et critique de cinéma franco-italien), édition Prisma tiré de GoogleBook. L’oeuvre n’est pas entièrement numérisée. L’auteur s’attache à reproduire de manière fictive et romancée la célèbre discussion qui eu lieu le 20 mai 1839 entre Dominique François Arago (scientifique de renom) et Hippolyte Bayard, ce dernier lui présentant son invention des « positifs-directs ».

La conversation s’amorce en évoquant les inventions nouvelles et simultanées des pères de la photographie: Talbot, Daguerre, Niepce et Bayard. Ce texte retrace le contexte de découvertes historiques en photographie. On observe une réticence de la part d’Arago vis à vis du procédé technique nouveau de Bayard; l’auteur suit néanmoins quelques faits historiques puisqu’on suppose aujourd’hui que ce dernier parviendra à le convaincre de ne pas diffuser son invention afin, certainement, de ne pas entraver le processus de divulgation du daguerréotype qui était déjà amorcé.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/photographie-histoire-des-procedes-photographiques/2-1839-1841-une-invention-multiple/

Article de Jean-Paul GANDOLFO (professeur à l’École nationale supérieure Louis-Lumière) publié sur l’Encyclopédie Universalis.Historique sur les techniques photographiques qui apparaissent au XIXe siècle, et les artistes qui en sont à l’origine. Cet article pose tous les enjeux de la paternité de cet art qui n’est pas encore reconnu comme tel, et dévoile la pluralité des inventeurs de ce médium. Un passage dévoile le procédé de Bayard en particulier, il s’intitule « le procédé auto-positif sur papier » et concerne son invention.

Pour aller plus loin, vous pouvez jeter un oeil sur les sites suivants qui, élargissant le champ d’analyse, peuvent vous permettre de porter un regard différent et nouveau sur ces débuts de la photographie et ses précurseurs :

http://etudesphotographiques.revues.org/index94.html

Cet article « La parole des primitifs » porte sur les photographes calotypistes français et analyse certaines photographies des précurseurs de cet art. Michel Frizot en est l’auteur, chercheur et historien français de la photographie.
Nous trouvons un passage évoquant l’autoportrait en noyé de notre photographe qui nous apprend notamment que ce dernier a été effectué en trois versions.

Pour finir, si vous souhaitez visualiser par vous même les œuvres réalisées par toutes ces personnalités (sauf celles de Bayard auxquelles nous consacrons un article), nous vous faisons figurer ci-dessous quelques sites de collections numérisées où, par une recherche rapide de mots clés, vous pourrez découvrir leurs travaux (certains clichés figurent par ailleurs sur notre flickr).

http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/photographie.html

A travers le site du Musée d’Orsay, dans la rubrique « Photographie », nous avons accès à un grand nombre de photographies réalisées aussi bien par de grands photographes (Nadar ou Talbot pour les plus connus), artistes et inventeurs, que par des anonymes. Chaque photographie à sa description. Par qui à-t-elle été réalisée? Pourquoi ? Comment ? Que représente-elle? Voilà les questions auxquelles répond ce site.
Ces illustrations nous permettent également d’avoir un aperçut des collections photographiques du musée et ainsi, de comparer éventuellement les qualités techniques des clichés suivant leurs auteurs et leurs époques.

http://www.flickr.com/photos/td13geekteam/sets/72157626242711756/

Ce lien flickr pointe vers un albums regroupant certaines images illustratives des procédés qu’on inventé et utilisé les précurseurs.

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Hippolyte Bayard, retour sur la vie d’un avant-gardiste.

4 Mar

Hippolyte Bayard, Autoportrait, 1863

Hippolyte Bayard, pionnier français de la photographie (1801-1887) est peu connu malgré son invention en 1840 du procédé de positif direct, puisqu’il a vécu dans l’ombre de son contemporain Daguerre, dont l’état français achètera le daguerréotype,  à l’inverse de Bayard, nullement soutenu par quiconque.

Vous trouverez ci dessous quelques liens vous permettant d’accéder à quelques biographies de l’artiste:

http://www.marillier.nom.fr/collodions/PGH/hippolyte_bayard.html

Il s’agit d’une brève biographie du célèbre photographe Hippolyte Bayard.

Ce site est un article de Pierre G. Harmant (1921-1995). Pierre G. Harmant nous dit : « J’ai créé ce site dans le but premier de publier les articles de mon père, Pierre G. Harmant. Il a beaucoup écrit sur l’histoire et la technique photographique, mais ses articles ont été publiés dans des revues pour la plupart disparues aujourd’hui et difficiles à trouver pour l’amateur. J’ai la chance d’en avoir des copies, et je m’efforcerais d’en faire connaître l’intégralité, du moins en ce qui concerne l’histoire. Le présent site est la énième version de « Collodions & Clopinettes », puisque la première mouture date de 1996. »

http://www.biographie.net/Hippolyte-Bayard

Le site Biographie.net permet d’avoir accès à une multitude de biographies, il contient notamment celle de l’artiste photographe qui nous intéresse: Hippolyte Bayard. Cette dernière est bien référencée, la bibliographie est visible (bien que le site Wikipédia figure parmi ses sources).

Cette courte biographie relate les épisodes importants de sa vie ainsi que le rôle que l’artiste photographe a joué dans l’histoire de la photographie. Son oeuvre marquante, Autoportrait en noyé de 1840, est évoquée en mettant l’accent sur son invention (suite à la première, technique), avec humour, de la fiction photographique.

http://www.rleggat.com/photohistory/index.html

 Robert Leggat, photographe, et auteur d’ouvrages sur la photographie, est l’auteur de ce site intitulé  « A History of Photography from its beginnings till the 1920s »  créé en 1995.

Il regroupe une petite biographie de plus d’une centaine de personnalités ayant joué un rôle dans les débuts de la photographie, classés par ordre alphabétique ainsi que les procédés et les inventions qui émergèrent à cette époque.
Le site est complet, l’auteur site ses nombreuses sources et propose plusieurs liens vers des sites de musées d’Angleterre susceptibles d’intéresser le lecteur.

En raison du lien hypertexte qui ne se met pas à jour, le lecteur devra, pour découvrir la biographie de Bayard, cliquer à gauche sur l’onglet Significant People: A-D puis pointer  Bayard, Hippolyte.

http://crdp.ac-amiens.fr/idp/page7/files/da7419695ac38036452f3e5629fdd3d1-0.html

Ici vous trouverez un article de J.C. Cappronnier, de la Société Historique de Breteuil.On y voit la maison où vécut Hippolyte Bayard en illustration d’unarticle qui développe une courte biographie du photographe, puis décrit ce que certaines personnes ont décidé de mettre en place pour commémorer ce pionner trop peu reconnu.

http://etudesphotographiques.revues.org/index319.html

Article de Tania Passafiume traduit par Gaëlle Morel qui s’intitule, Le positif direct d’Hippolyte Bayard reconstitué.  Article tiré de la revue Études Photographique éditée par la Société française de photographie depuis 1996. Tania Passafiume diplômé en 1998 d’une maîtrise en conservation de l’art en se concentrant sur la conservation du papier.
Cet article nous permet de mieux comprendre le procédé du positif direct mis au point par Hippolyte Bayard en 1839, par des photographies reprenant la technique. Il semblait intéressant, à partir des deux seules descriptions parvenues jusqu’à nous, de tenter de mieux comprendre le processus par lequel le pionnier français avait réussi à produire un enregistrement sur papier respectant l’équilibre total de la vision.